Publié le 9 Juillet 2025

"Nous savons désormais que les associations sont mortelles" : mille excuses à Paul Valéry pour ce détournement, mais son diagnostic reste on ne peut plus pertinent plus d'un siècle  plus tard !

Un énième conflit vient de secouer le Cercle du Zéro, qui avait failli sombrer corps et biens en 2024 avec une crise systémique majeure. Un pan entier (la section Normandie du CdZ) s'était retiré de l'édifice pour divergence de vue (sic) avec le bureau. Une assemblée générale houleuse avait cependant permis la survie de l'association moyennant la promesse d'un sévère reserrage de boulons concernant notamment la gestion des frais de représentation et le strict respect des statuts (d'ailleurs assez évasifs sur beaucoup de points). 

Las, force est de constater que les vieux démons ont refait surface et que la cure d'austérité et de réglementarisme a fait long feu. Ce qui amène, une fois de plus, un administrateur dûment élu, à renoncer à la mission qu'il avait accepté. On ne compte plus les démissions de secrétaire, trésorier, trésorier-adjoint, boutiquier, délégué régional ... depuis bien longtemps. Si le sang neuf ne fait que passer, le canal historique en revanche s'accroche - voire se reconstitue - avec une opiniâtreté qui interpelle.

Les voix dissonnantes sont censurées, en particulier sur le forum du Cercle (y compris dans la section restreinte aux seuls membres), forum financé par les cotisations de tous !

On ne peut que déplorer parallèlement la paupérisation de la boutique, l'absence de projets (ou même d'achats en) commun, la disparition du bulletin,  une communication numérique anémique (le dernier responsable de la newsletter va probablement rendre son tablier),  une présence homéopathique aux grandes expos nationales avec un simple stand institutionnel, devenu totalement has been par les temps qui courent ...

A défaut de renverser la table, sinon d'influer sur sa marche, il ne reste plus, comme solution, qu'à abandonner le bateau à son tour. Et donc à provoquer son arrêt cardio-respiratoire, à l'image de ses homologues belge et allemand. 

Dommage pour une aventure à laquelle je participe activement depuis 43 ans. ☹

Sic transit ... 

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Publié le 6 Juillet 2025

Voici 3 mois, jour pour jour, je m'interrogeais sur la pertinence pour un professionnel de sortir des modèles en résine 3D à notre échelle . La dernière lettre d'information d'Haxo-modèles semble confirmer la chose. Les réservations pour la rame TAR (train automoteur rapide) sont très inférieures au chiffre espéré (rappelons qu'il était prévu 25 rames en kit et 15 rames prêtes à rouler). A tel point que le projet de modèle 3D suivant, une remorque unifiée d'autorail, pourtant plébiscitée par tous, a du plomb dans l'aile.

Et notre artisan de s'interroger sur le fait qu'une caisse complète en impression 3D est sans doute trop novatrice. Ben non, ce qui coince, c'est surtout le coût : 2500 à 3000 € en kit (rame TAR de 3 ou 4 véhicules) et 4500 à 5500 € monté et peint. Pour le premier, on sait depuis 20 ans qu'un kit coûteux ne se vend plus pour les raisons exposées dans un précédent article (chefs d'oeuvre ... en péril). Quant au second, on est largement dans la fourchette de prix des EAD AMJL tout laiton prêts à rouler.

L'impression 3D, OK, mais avec un prix significativement moins cher que le laiton pour des matériels de niche. Et au vu des prix pratiqués en injection plastique pour des modèles de grande diffusion, pas d'avenir pour de la 3D commerciale sur ce créneau.

 

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