Publié le 31 Décembre 2024

 

Après les suppliques de Rail 43, CHREZO vient - à son tour - de sortir un warning sur les perspectives de nouveaux modèles français "abordables", donc produits en grande quantité, à l'occasion du retirage des plats à ranchers SS 15 "armistice", superbes au demeurant. Les 3 modèles moteur qu'il a proposé ont trouvé successivement leur public, au moins en souscription pour les 2 derniers. Mais après une vapeur - la 140 C - un autorail - le Picasso - et un diesel de ligne - la BB 67 000 - le choix de nouveau matériel semble moins évident. Soit on vise un modèle emblématique - comme la CC 72 000 - soit on vise un matériel différent - diesel de manoeuvre, électrique, automotrice, draisine ... - pour ne pas faire redondance. Mais il s'agit-là de modèles de niche.   

Et si c'était le moment de sortir en souscription des voitures SNCF à bogies - autres que les OCEM RA de MTH - pour accrocher derrière la 67 000 ? On pense évidemment aux DEV AO dont CHREZO a racheté l'étude à MTH.  Mais les futures "3 pattes" sont déjà à 1000 € le coffret de 3 : combien coûterait un pack de 2 DEV ? 

L'idée de génie de MTH avait été de proposer pour ses OCEM et ses CIWL des coffrets de 5 voitures - soit une rame crédible - à un prix plus que serré (un peu plus de 500€ à l'époque) : l'adhésion a été immédiate ! Cerise sur le gâteau : les derniers coffrets ont été vendus à la découpe, notamment par le détaillant Pierre Dominique, permettant aux amateurs de personnaliser leur rame en y incorporant certaines voitures supplémentaires ou en y remplaçant d'autres.

Lire la suite

Repost0

Publié le 28 Décembre 2024

 

On voit sporadiquement apparaître dans les petites annonces un kit complet de matériel roulant "haut de gamme" (HdG) Semblat, Lombardi, JCR, CMPM ... proposé à la vente à son prix d'achat, simplement réactualisé. Force est de constater qu'il trouve difficilement preneur (sic).

 

 

En effet, un mouvement - pas si ancien que ça, d'ailleurs - s'est dessiné dans le microcosme du modélisme ferroviaire, ne conférant aux kits une valeur réelle que s'ils ont été assemblés par une poignée  de monteurs reconnus. Parmi eux, quelques professionnels ayant (eu) pignon sur rue et plusieurs amateurs talentueux. Las, les thuriféraires de ces derniers voyant leurs rangs s'éclaircir avec le temps, leur réputation va devenir confidentielle. 

C'est cornélien car chacun sait qu'un kit parfaitement monté et peint par ces artistes voit sa valeur doublée. Et que, désormais, un kit correctement assemblé par un anonyme est au minimum suspect, étant établi qu'un kit moyennement bien monté ne vaut plus rien (pouah !).

Considérant le nombre de kits HdG dormant dans les tiroirs de nombreux amateurs zéroïstes (désormais plutôt âgés ...), se pose un dilemme pour leurs propriétaires : essayer de les monter eux-même,  s'ils en sont (encore) capables, au risque de massacrer un joyau. Ou le faire monter par un professionnel (ce qui amène un kit de 241 P Semblat de 3000 à 6000 €), à défaut par un semi-pro (sic) avec un coût moindre mais une valeur de revente incertaine.  A noter que ces artistes sont confrontés au même problème : ils sont capables de produire des bécanes parfaites mais ont désormais du mal à les écouler à un prix jugé stratosphérique par les moins fortunés ou les derniers arrivants, donc ils ne travaillent plus que sur commande ou seulement s'ils trouvent un kit complet à bas prix (notamment auprès des veuves de leurs co-religionnaires moins chanceux qu'eux). Le mauvais montage de kits avait déjà amené certains artisans HdG  tels Jarry, Lombardi ou Mauduit, à ne (plus) livrer leur production que montée et peinte par leurs soins .

Cette exigence de traçabilité, alliée à une montée en gamme (donc en coût) des kits de prestige à la fin des années 80 a fini par tuer la filière. Le coup de grâce ayant été la mise sur le marché par AMJL de modèles laiton montés et peints à des prix moitié moindre que ceux des firmes suisses qui régnaient sans partage auparavant sur ce marché du HdG prêt à rouler. Pourquoi acquérir un kit alors qu'on peut avoir un modèle prêt à rouler, unanimement reconnu comme étant bien monté et peint; pour le même prix ou à peine plus cher ? 

 

Alors no futur ? Pas forcément si l'amateur se remet à juger lui-même de la qualité du montage et de l'aspect général d'un kit assemblé (après tout, c'est d'abord à lui qu'il est censé plaire) sans céder au prêt à penser. Et s'il ne raisonne pas en permanence sur l'aspect financier (je n'ose dire patrimonial ...) de sa passion. Faut se faire plaisir, on n'a qu'une vie !

Lire la suite

Repost0

Publié le 16 Décembre 2024

J'ai remarqué avec un vif intérêt sur le forum du zéro le fil d'un amateur demandant des précisions sur les dimensions  d'un module quart de cercle supportant une voie Peco de rayon R2, soit 1028 mm. Il a trouvé dans son Castorama local un service de découpe numérique capable de lui livrer un plateau en contreplaqué clef en main. Du reste, un second intervenant s'est rapidement déclaré intéressé par cette réalisation ...

Certains objecteront que pondre un cercle de 2m05 de diamètre est le degré zéro (sic) du modélisme ferroviaire : profonde erreur ! C'est au contraire le début d'un vrai réseau bouclé, puisqu'il suffit d'intercaler des modules droits pour en augmenter la taille et la diversité.

Sans compter que ces 4 modules seront les compagnons indispensables d'un éventuel réseau éphémère assemblé, le temps d'un week-end dans une salle des fêtes rurale, voire dans la salle de réunion ou de banquet du resto du coin : les prémices des réunions "roulage" départementales que le Cercle du Zéro appelle de ses vœux, via son Président.

C'est surtout la seule façon d'assurer la pérennité du zéro abordable, dont la principale caractéristique est d'être ... prêt à rouler ! Eh oui : que ce soit un gros diorama de manœuvres, un petit réseau point à point assuré en va et vient automatique ou a la mano, une réalisation bouclée, le réseau est la raison d'être de ce type de matériel, dès lors que l'on dépasse l'exemplaire exposé sous vitrine.

Bref : bravo, François ! 😎

Lire la suite

Repost0

Publié le 7 Décembre 2024

A 3 semaines de la fin de souscription (et à 2 semaines des vacances de Noël ...), l'Y 2200 de Rail 43 atteint péniblement les 100 exemplaires sur 200 exigés. Autant dire que c'est plié, une fois de plus. 

Pourtant, se désole l'initiateur du projet, il s'agit d'un modèle peu encombrant (plus petit, c'est un Y 1000), pas trop coûteux (300 à 380 €), prêt à rouler (en analogique à ce prix), qui a traversé les époques et les régions SNCF (dispo avec même des livrées privées) ... bref, qui coche toutes les cases du fameux cahier des charges de la loco idéale !

Il sera intéressant de voir combien Chrezo écoulera de son coté d'exemplaires de sa 030 TU, modèle peu encombrant (plus petit, c'est une bouteille à encre), pas trop coûteux (420 à 449 €), prêt à rouler (en analogique à ce prix), qui a clôturé l'ère de la vapeur en France et qui a roulé partout (dispo avec même des livrées neutres) ... bref, qui coche toutes les cases du fameux cahier des charges de la loco idéale !

Quelle est la différence, me direz-vous ? Ben, le premier est un diesel, la seconde une vapeur. L'avenir et le passé du zéro, selon les théoriciens qui sévissent sur les forums. Une fois de plus, on pourra juger sur pièces qui, des vieux crabes has been de l'époque 3 ou de la jeune relève de l'époque 4 et +, constitue - encore ou désormais - les forces vives de notre belle échelle. 

Lire la suite

Repost0