Fabrication et pose de voie en zéro (1)

Publié le 22 Octobre 2024

Bonjour,

L'échelle zéro (1/43e) permet, entre autres, de produire soi-même sa voie. Comment ? En achetant ou en taillant soi-même ses traverses en bois et en tire-fonnant ses profilés de rail, avec ou sans selle. Il existe également des appareils de voie en kit complet (Atelier Michel Hugon, Bernard Lucas, Marcway ...), ainsi que des fournisseurs de pièces détachées pour ceux-ci (FAB 432, club PROTO, CEREC Engeenering, ...). Détaillons donc ces 3 éléments successivement.

1- Les traverses

On peut s'en procurer chez Decapod qui a actuellement le programme le plus complet de traverses découpées, sabotées et percées (par laser), pour les 2 codes les plus fréquement utilisés à cette échelle  (124/125 et 143), mais aussi, à la demande du Cercle du Zéro, en code 100. Plusieurs perçages sont proposés : 2 ou 3  tire-fonds par demi-traverses, ainsi qu'une pose avec ou sans selle (plaque métallique intercalée entre la traverse et le rail). Des frettes sont également proposées, sachant qu'elles doivent obligatoirement équiper les 2 extrémités d'une même traverse.

On peut également les débiter soi-même dans une baguette de bois d'épaisseur adéquate ( idéalement 3,5 mm ), en choisissant de préférence une essence aux veines tourmentées, ce qui nous donnera des traverses en "S" de toute beauté. Certains ne jurent que par du tilleul, voire du poirier (sic). Une simple baguette de pin de 2m40 achetée moins de 3 € à la grande surface de bricolage du coin suffit à produire des dizaines de traverses, toutes plus réalistes les unes que les autres !   

Une fois découpées et sommairement équarries, on peut les saboter à la lime, puis les percer au porte-foret. Bien évidemment, vous n'allez pas pondre toutes vos traverses à la main, mais elles peuvent se substituer de temps en temps à une traverse Décapod qui, même vieillie, n'aura jamais cette forme :

Cela permet d'ailleurs de percer les trous des tire-fonds en se servant de la semelle du rail comme guide, celle-ci ne risquant pas de bouger si elle a été fixée préalablement aux 2 traverses adjacentes !

Les traverses sont vieillies par brossage (brosse métallique à poil laiton ou acier selon la dureté de l'essence choisie) après les avoir provisoirement fixées par du scotch double face à moquette (ce qui épargnera vos mains), puis par abattage des arêtes au cutter, puis teintées au brou de noix (moins de 3 € le flacon de 125 ml en GSB) et enfin passées au dry brushing (peinture blanche style Gesso balayée sur un pinceau presque sec). Tout ça est archi-connu et figure dans toutes les bonnes revues.

Ces traverses peuvent être fixées directement sur la plate-forme de voie ou être disposées sur une semelle qui les réhaussera (épaisseur classique : 5 mm) et les isolera phoniquement de celle-ci. C'est particulièrement intéressant lorsqu'on a du matériel roulant suspendu et que la voie est constituée de coupons de rails successifs, laissant entendre le "tac-tac" des roues. C'est devenu moins vrai avec la sonorisation des machines. Pour la nature des semelles, 2 écoles s'affrontent : le liège et le Dépron. Le premier est naturel, donc sensible aux variations thermo-hygrométriques, le second non, mais ne reprend pas sa forme initiale en cas d'écrasement. 

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