Réflexions sur le marché de l'occasion en zéro
Publié le 23 Octobre 2024
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Bonjour,
Nous assistons à des vagues de vente en petites annonces de matériel roulant et d'éléments de décor en zéro. Elles ont parfois pour origine une désaffection ou un renoncement (et concernent alors peu d'articles car il s'agit souvent d'amateurs fraichement convertis) mais désormais davantage une sucession anticipée ou avérée (ce qui met sur le marché plusieurs dizaines d'articles, au fil de l'eau et à la pièce pour les premiers, en lots pour les seconds). Ces dernières ont vocation a voir leur fréquence augmenter au vu de l'âge moyen des zéroïstes encore actifs.
Une fois de plus, on constate que le très haut de gamme (Lombardi, Lematec...) et l'entrée de gamme (industriels allemands et anglais) tirent leur épingle du jeu, le premier car il ne concerne qu'une poignée de modèles archi-convoités par une poignée d'amateurs, le second parce qu'il est très accessible financièrement. Entre ces deux extrêmes, les produits proposés finissaient généralement par trouver leur public, quitte à en descendre un peu le prix demandé. Mais ce constat est désormais à pondérer avec la sortie récente de matériel roulant français abordable produit en très grande série (600 et plus) et qui a saturé le marché (Chrézo, Rail 43, voire MTH ...), matériel qui lui-même a du mal à se revendre à son prix d'achat, soit dit en passant.
Que deviendront les produits de moyenne et haut de gamme, jugés pas assez prestigieux par les amateurs fortunés et trop chers par les amateurs moins aisés ? A mon humble avis, les modèles laiton récemment doublonnés par des reproductions fidèles et low cost ont du souci à se faire (il suffit de voir la vague de mises en vente des premiers qui suit chaque annonce de lancement des seconds). Les matériels de niche (qui ne seront jamais reproduits à X centaines d'exemplaires) ont encore de beaux jours devant eux ... si la relève peut (et veut bien) les payer à leur prix de vente initial. Mais la nouvelle génération semble devenir capable de se fabriquer elle-même, à peu de frais, les modèles désirés, notamment grâce à l'impression 3D. C'est un peu le retour des kits, voire de la fabrication intégrale pour les plus talentueux. Un retour aux sources du modélisme ferroviaire ?
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