J'ai remarqué avec un vif intérêt sur le forum du zéro le fil d'un amateur demandant des précisions sur les dimensions d'un module quart de cercle supportant une voie Peco de rayon R2, soit 1028 mm. Il a trouvé dans son Castorama local un service de découpe numérique capable de lui livrer un plateau en contreplaqué clef en main. Du reste, un second intervenant s'est rapidement déclaré intéressé par cette réalisation ...
Certains objecteront que pondre un cercle de 2m05 de diamètre est le degré zéro (sic) du modélisme ferroviaire : profonde erreur ! C'est au contraire le début d'un vrai réseau bouclé, puisqu'il suffit d'intercaler des modules droits pour en augmenter la taille et la diversité.
Sans compter que ces 4 modules seront les compagnons indispensables d'un éventuel réseau éphémère assemblé, le temps d'un week-end dans une salle des fêtes rurale, voire dans la salle de réunion ou de banquet du resto du coin : les prémices des réunions "roulage" départementales que le Cercle du Zéro appelle de ses vœux, via son Président.
C'est surtout la seule façon d'assurer la pérennité du zéro abordable, dont la principale caractéristique est d'être ... prêt à rouler ! Eh oui : que ce soit un gros diorama de manœuvres, un petit réseau point à point assuré en va et vient automatique ou a la mano, une réalisation bouclée, le réseau est la raison d'être de ce type de matériel, dès lors que l'on dépasse l'exemplaire exposé sous vitrine.
A 3 semaines de la fin de souscription (et à 2 semaines des vacances de Noël ...), l'Y 2200 de Rail 43 atteint péniblement les 100 exemplaires sur 200 exigés. Autant dire que c'est plié, une fois de plus.
Pourtant, se désole l'initiateur du projet, il s'agit d'un modèle peu encombrant (plus petit, c'est un Y 1000), pas trop coûteux (300 à 380 €), prêt à rouler (en analogique à ce prix), qui a traversé les époques et les régions SNCF (dispo avec même des livrées privées) ... bref, qui coche toutes les cases du fameux cahier des charges de la loco idéale !
Il sera intéressant de voir combien Chrezo écoulera de son coté d'exemplaires de sa 030 TU, modèle peu encombrant (plus petit, c'est une bouteille à encre), pas trop coûteux (420 à 449 €), prêt à rouler (en analogique à ce prix), qui a clôturé l'ère de la vapeur en France et qui a roulé partout (dispo avec même des livrées neutres) ... bref, qui coche toutes les cases du fameux cahier des charges de la loco idéale !
Quelle est la différence, me direz-vous ? Ben, le premier est un diesel, la seconde une vapeur. L'avenir et le passé du zéro, selon les théoriciens qui sévissent sur les forums. Une fois de plus, on pourra juger sur pièces qui, des vieux crabes has been de l'époque 3 ou de la jeune relève de l'époque 4 et +, constitue - encore ou désormais - les forces vives de notre belle échelle.
J'ai récemment été confronté à un curieux phénomène en répondant à un zéroïste qui recherchait un matériel roulant que j'avais en double dans mes tiroirs (pour un projet pas encore mis à exécution).
Je lui propose donc la machine souhaitée avec photo et prix. La réponse fut : "oui, mais pas à ce prix-là !". Dont acte : je laisse tomber en me disant que je finirai sans doute par trouver le temps de m'occuper de cette bécane une fois en retraite.
Là-dessus, notre lascar revient à la charge quelques jours plus tard en me demandant "de faire un effort" ! Mi amusé, mi interloqué, je descends donc un peu le prix demandé. Nouveau refus et explication de l'intéressé : "une machine identique a été vendue aux enchères à Chartres à la moitié de votre prix initial, elle ne vaut donc guère plus !".
Ah bon ! Ce qu'oublient les gens qui n'ont jamais acheté en ventes aux enchères est qu'on n'est jamais sûr de l'intégrité ni de la qualité du bien convoité et que l'on peut parfaitement se retrouver au final avec une daube qui, dans ce cas, sera toujours trop cher payée. Si par chance ou expertise, le bien s'avère au top, on est donc désormais prié de le céder à ce prix au premier acheteur qui pointe le bout de son nez et qui, lui, demandera des photos, voire une vidéo au préalable ou vous renverra la marchandise en demandant à être remboursé s'il n'est pas satisfait.
Parmi les psychodrames qui égaient régulièrement notre microcosme, il en est un qui me tient particulièrement à coeur : les derniers outrages exercés sur le veau d'or, à savoir, modifier un modèle de collection dûment signé et numéroté qu'on n'expose pas à la lumière du jour et qu'on ne manipule -exceptionnellement - qu'avec les gants blancs kivontbien !
Cette bécane doit absolument être dans son état d'origine, avec sa boîte d'origine, une facture d'achat étant un plus indéniable, à défaut d'avoir pu tracer tous ses précédents propriétaires. On peut d'ailleurs parfois trouver - à prix d'or - une boîte vide qui manquerait à un modèle arraché un peu rapidement (sic) à son propriétaire ... Elle est pas belle, la vie ?
J'ai personnellement commis ce crime : cherchant sans succès depuis des lustres une rarissime Superpacific SNCF Fulgurex région 2, je me suis rabattu sur le même modèle (3e série) en livrée chocolat de la compagnie du Nord, plus nombreux et désormais moins recherchés (l'âge aidant) par les jeunes générations.
Après dépose de son cinéma, installation de TIA sur le tender et autres bricoles dont un décodeur DCC sound et un fumigène motorisé, cette superbe machine a troqué sa livrée "Rothschild" contre un noir à filets jaunes plus humble, sous les doigts experts de Michel Hugon.
Certains m'ont dit : "elle n'a plus aucune valeur collection", d'autres m'ont affirmé au contraire "que j'avais un modèle unique au monde" !
En fait, je m'en fous car j'ai surtout le modèle dont je rêvais ...
NB : il y a un coffret cartonné grenat Fulgurex "Superpacific Nord" en excellent état d'origine à vendre pour quelques centaines d'euros ... 🙄
Après l'échec de souscription de la BB 66000 (Rail43), l'échec de la CC 65500 (Train-modèle) et le probable échec du Y 2200 (Rail43), se pose la question : "quel modèle sortir en zéro abordable ?" (je préfère ce terme au "zéro démocratique", l'expérience prouvant que les Etats qui incluent cet adjectif dans leur nom, ne le sont hélas pas ...).
Chacun a son idée : pas de modèle déjà reproduit, pas de modèle trop encombrant, pas de modèle typé régionalement ou chronologiquement, pas de matériel ancien ... Très bien. Dans ce cas, comment expliquer le succès de MTH avec ses vapeurs et ses voitures ou le peu d'empressement pour le projet d'Y 2200 Rail43 ? D'autres invoquent la conjoncture ...
Je pense personnellement que l'explication est plus à chercher au niveau de l'équipement en matériel roulant des quelques centaines de zéroïstes français. CHREZO a très intelligemment lancé une vapeur (140 C), un diesel de ligne (BB 67000) et un autorail (Picasso), qui tous ont trouvé leur public. Quoi qu'en disent les intéressés, les électriques et l'époque 5 (et +) sont encore un marché de niche, pertinemment visé par Train Modèle avec sa BB 9400 et ses céréaliers à bogies.
En l'absence de réseau (cas de 9 amateurs sur 10), l'accumulation de matériel prêt à rouler au 1/43e n'a aucun sens, sauf pour les vitrinistes (et encore faut il avoir de grandes vitrines). La philosophie 3M (moins mais mieux) s'appliquant parfaitement au zéro, ne serait-ce que pour une question de place, provoque une montée en gamme qui évince les productions de masse. L'autre attrait de cette échelle est la possibilité de construire soi-même et à moindre coût son matériel roulant sans tomber dans l'horlogerie ou la micro-mécanique, ce qui est la négation du ready to run.
La production de modèles fidèles et abordables, tant souhaitée depuis des lustres visait à élargir le nombre de zéroïstes (sans offre, pas de demande !). Or une bonne part (sic) de cette production a été absorbée par les zéroïstes historiques. Mais les arbres ne montent pas jusqu'au ciel ....
En suite à l'article de présentation du système autonome de Va et vient DCC d'Intégral, vous trouverez ci-dessous une vidéo d'illustration de celui-ci. Je rappelle aux âmes sensibles (et surtout à ceux qui n'y connaissent rien en numérique) que j'ai juste posé une 050 TQ digitalisée par LMJ (DCC sound) sur un réseau en cours de construction équipé d'un unique module Va et vient Intégral, soit 5 cables pour la file de rail coupée + 1 cable pour l'autre ...
Notez bien que pour ne pas allonger la durée de visionnage et donc la taille du fichier, la vitesse (tant en ligne qu'en accélération/décélération) a été augmentée et la temporisation à l'arrêt (inversion des feux) raccourcie. Tout ceci est paramétrable, par 3 potentiomètres : c'est tout !
Rail 43 vient de lancer la souscrption d'un matériel moteur inédit, un Y 2200, en version prêt à rouler avec la même technique de commercialisation que les 2 wagons précédents, un prix unitaire et des prix dégressifs pour 2 à 5 exemplaires, livrés en une seule fois à un seul acheteur.
Autant ces deux premières offres promotionnelles pouvaient intéresser un zéroïste isolé souhaitant acquérir une rame de wagons (ou cassant sa tirelire pour en profiter), d'immatriculations d'ailleurs différentes, autant celle-ci ne s'adresse qu'à une communauté géographique. Au vu du faible nombre de zéroïstes français et de leur dispersion, seul un club ou une section régionale du Cercle du Zéro peut espérer rassembler au moins 5 achats (et encore faut-il qu'elle soit bien fournie en membres et que ce matériel leur convienne, en terme d'époque et de mode de traction). On peut voir sur le forum du zéro des appels désespérés d'amateurs de la France profonde visant à identifier des co-religionnaires autour d'eux pour ce faire ...
AMHA, l'effet pervers de cette offre, outre que peu d'acheteurs vont se payer 2 ou 3 engins (sic), est que l'amateur isolé risque d'hésiter à payer un seul exemplaire 25% plus cher que d'autres, ce d'autant que ce prix réduit risque de gouverner la cote de ce modèle à la revente. Sachant qu'en cas de succès, plusieurs centaines d'exemplaires seront produits (de 500 à 800 en injection plastique), ces matériels ne partent en PA qu'en dessous de leur prix d'achat en raison de la saturation du marché.
L'alternative est sans doute d'être moins gourmand et de ne pas faire de ristournes. C'est le choix de Chrézo avec le Picasso ou la 030 TU : pas d'angoisse existentielle à la souscription ou à la réservation !
Nous assistons à des vagues de vente en petites annonces de matériel roulant et d'éléments de décor en zéro. Elles ont parfois pour origine une désaffection ou un renoncement (et concernent alors peu d'articles car il s'agit souvent d'amateurs fraichement convertis) mais désormais davantage une sucession anticipée ou avérée (ce qui met sur le marché plusieurs dizaines d'articles, au fil de l'eau et à la pièce pour les premiers, en lots pour les seconds). Ces dernières ont vocation a voir leur fréquence augmenter au vu de l'âge moyen des zéroïstes encore actifs.
Une fois de plus, on constate que le très haut de gamme (Lombardi, Lematec...) et l'entrée de gamme (industriels allemands et anglais) tirent leur épingle du jeu, le premier car il ne concerne qu'une poignée de modèles archi-convoités par une poignée d'amateurs, le second parce qu'il est très accessible financièrement. Entre ces deux extrêmes, les produits proposés finissaient généralement par trouver leur public, quitte à en descendre un peu le prix demandé. Mais ce constat est désormais à pondérer avec la sortie récente de matériel roulant français abordable produit en très grande série (600 et plus) et qui a saturé le marché (Chrézo, Rail 43, voire MTH ...), matériel qui lui-même a du mal à se revendre à son prix d'achat, soit dit en passant.
Que deviendront les produits de moyenne et haut de gamme, jugés pas assez prestigieux par les amateurs fortunés et trop chers par les amateurs moins aisés ? A mon humble avis, les modèles laiton récemment doublonnés par des reproductions fidèles et low cost ont du souci à se faire (il suffit de voir la vague de mises en vente des premiers qui suit chaque annonce de lancement des seconds). Les matériels de niche (qui ne seront jamais reproduits à X centaines d'exemplaires) ont encore de beaux jours devant eux ... si la relève peut (et veut bien) les payer à leur prix de vente initial. Mais la nouvelle génération semble devenir capable de se fabriquer elle-même, à peu de frais, les modèles désirés, notamment grâce à l'impression 3D. C'est un peu le retour des kits, voire de la fabrication intégrale pour les plus talentueux. Un retour aux sources du modélisme ferroviaire ?
L'échelle zéro (1/43e) permet, entre autres, de produire soi-même sa voie. Comment ? En achetant ou en taillant soi-même ses traverses en bois et en tire-fonnant ses profilés de rail, avec ou sans selle. Il existe également des appareils de voie en kit complet (Atelier Michel Hugon, Bernard Lucas, Marcway ...), ainsi que des fournisseurs de pièces détachées pour ceux-ci (FAB 432, club PROTO, CEREC Engeenering, ...). Détaillons donc ces 3 éléments successivement.
1- Les traverses
On peut s'en procurer chez Decapod qui a actuellement le programme le plus complet de traverses découpées, sabotées et percées (par laser), pour les 2 codes les plus fréquement utilisés à cette échelle (124/125 et 143), mais aussi, à la demande du Cercle du Zéro, en code 100. Plusieurs perçages sont proposés : 2 ou 3 tire-fonds par demi-traverses, ainsi qu'une pose avec ou sans selle (plaque métallique intercalée entre la traverse et le rail). Des frettes sont également proposées, sachant qu'elles doivent obligatoirement équiper les 2 extrémités d'une même traverse.
On peut également les débiter soi-même dans une baguette de bois d'épaisseur adéquate ( idéalement 3,5 mm ), en choisissant de préférence une essence aux veines tourmentées, ce qui nous donnera des traverses en "S" de toute beauté. Certains ne jurent que par du tilleul, voire du poirier (sic). Une simple baguette de pin de 2m40 achetée moins de 3 € à la grande surface de bricolage du coin suffit à produire des dizaines de traverses, toutes plus réalistes les unes que les autres !
Une fois découpées et sommairement équarries, on peut les saboter à la lime, puis les percer au porte-foret. Bien évidemment, vous n'allez pas pondre toutes vos traverses à la main, mais elles peuvent se substituer de temps en temps à une traverse Décapod qui, même vieillie, n'aura jamais cette forme :
Cela permet d'ailleurs de percer les trous des tire-fonds en se servant de la semelle du rail comme guide, celle-ci ne risquant pas de bouger si elle a été fixée préalablement aux 2 traverses adjacentes !
Les traverses sont vieillies par brossage (brosse métallique à poil laiton ou acier selon la dureté de l'essence choisie) après les avoir provisoirement fixées par du scotch double face à moquette (ce qui épargnera vos mains), puis par abattage des arêtes au cutter, puis teintées au brou de noix (moins de 3 € le flacon de 125 ml en GSB) et enfin passées au dry brushing (peinture blanche style Gesso balayée sur un pinceau presque sec). Tout ça est archi-connu et figure dans toutes les bonnes revues.
Ces traverses peuvent être fixées directement sur la plate-forme de voie ou être disposées sur une semelle qui les réhaussera (épaisseur classique : 5 mm) et les isolera phoniquement de celle-ci. C'est particulièrement intéressant lorsqu'on a du matériel roulant suspendu et que la voie est constituée de coupons de rails successifs, laissant entendre le "tac-tac" des roues. C'est devenu moins vrai avec la sonorisation des machines. Pour la nature des semelles, 2 écoles s'affrontent : le liège et le Dépron. Le premier est naturel, donc sensible aux variations thermo-hygrométriques, le second non, mais ne reprend pas sa forme initiale en cas d'écrasement.
J'avais promis à plusieurs amis zéroïstes de faire le point sur les développements du va et vient DCC de la marque Intégral. Mon attention avait été attirée sur ce produit à la lecture d'un article de Loco-Revue n°813, sous la plume de Yann Baude, qui lui tressait des louanges. Sachant le rédacteur en chef de LR plutôt exigeant, j'en avais acquis un exemplaire lors d'un Railexpo auquel participait Intégral et fait par la même occasion la connaissance de Mr Paul Trouvé, ingénieur et patron d'Intégral. Ce Géo Trouvetout (il est le père de la Jouefmatic, télécommande à courant HF qui permettait, dès 1968, de piloter simultanément jusqu'à 8 machines sur un même réseau) est absolument passionnant et j'ai découvert qu'il résidait dans le même département que moi, à 60 km !
De retour à la maison, j'ai rajouté à mes 2 modules en construction une coulisse à chaque extrémité, opéré 4 coupures sur une file de rail, posé sur la voie une 050 TQ Fulgurex sortant de digitalisation par LMJ, appuyé sur un bouton, réglé 3 potentiomètres (vitesse en ligne, temps de décélération et temps d'arrêt) et assisté béatement à un petit miracle : allumage des feux, chuintement du petit cheval, coups de pelle, sifflet puis démarrage avec coups d'échappement synchrones, prise de vitesse, ralentissement, marche sur l'erre et immobilisation dans un crissement de frein ! Le tout, sans aucune centrale DCC. Chapeau bas !
Emballé par ce produit, j'ai rencontré Paul Trouvé et lui ai demandé de l'adapter plus particulièrement à notre échelle, les 2 A de courant maxi pouvant être justes pour des machines DCC sound à fumigène motorisé et moteur non à rotor sans fer comme les MTH par exemple. Il a tenu parole et a concocté un petit bijou sortant 5A (et même un peu plus) avec une durée d'arrêt maxi portée de 90 secondes à 5 mn. Cerise sur le gâteau, le développement de nouveaux modules permet désormais un arrêt en gare intermédiaire et même le croisement de 2 machines ! Un module de pilotage d'aiguille autorise le stationnement de 2 machines en gare terminus, soit jusqu'à 4 engins pouvant circuler sur un seul circuit ! Un module de signalisation est également disponible, piloté lui aussi par la centrale. Et tout ceci peut s'acquérir par achat successif en partant du va et vient de base, selon les finances et le matériel dont on dispose.
On remarque immédiatement que cette configuration est particulièrement adaptée au matériel réversible et en premier lieu aux autorails dont le Picasso Chrezo va être l'archétype. Ce d'autant que peu de zéroïstes disposent d'une vaste pièce autorisant un réseau bouclé, alors qu'un point à point (d'ailleurs plus réaliste) en étagère sur 1, 2 ou 3 murs est tout-à-fait envisageable. J'imagine ce que donnerait ce système sur le sublime réseau "un morceau de Cantal" de Jean-François Lavrut, paru dans Loco-Revue n° 844 ! On pourrait d'ailleurs y remplacer les 2 plateaux tournants par 2 aiguilles, ce qui en diminuerait la largeur, donc l'encombrement.
Avec le Picasso Chrezo (ou une draisine RPI ou AMJL), on peut démarrer sur un simple va-et-vient, puis le compléter du module "gare intermédiaire 2 voies" dès que l'on s'est dégotté un FNC JMG (ou AMH, à sortir), un X 2400 Proto-models, un ABJ AMJL, un X5500 Dut ... Et acquérir un ou 2 modules "gare terminus" si l'on atteint 3 ou 4 matériels réversibles.
Ce qui semble plus que raisonnable, si l'on se tient à la philosophie 3M : moins, mais mieux !
En pratique, pour passer à l'acte et construire votre réseau point à point, il conviendrait de pondre 2 modules centraux standardisés ( Maketis ou Bois modélisme, si vous n'êtes pas familier de la menuiserie ou équipé pour ) léchés, avec 2 coulisses provisoires non décorées pour les zones d'arrêt. Puis dès l'achat d'une 2e machine, transformer l'une des coulisses en double voie (on peut du reste la traiter en module, soit de voies de garage, soit en masquant par un artifice : pont en biais avec talus, bâtiment en premier plan, rideau d'arbres ... ) ou pondre en un module d'1m83 (ou de 2 d'1m22) une petite gare de croisement. Etc, etc ...
N'oubliez pas que vous pouvez à tout moment basculer le réseau par un simple inverseur (disponible, bien sûr, chez Intégral) du va et vient à une commande DCC quelconque, le dispositif s'effaçant et, cerise sur le gâteau, les 5 zones de coupures disparaissant ! De même que vous pouvez alors également le basculer en analogique par un second inverseur centrale DCC / alimentation analogique pour y faire circuler une machine non DCC, de votre parc ou apportée par un ami de passage. Rappelons également que ce va et vient DCC peut fonctionner lui aussi en analogique, par simple retrait d'un cavalier extérieur à l'arrière du boitier. Ce qui peut éviter l'achat d'un va et vient analogique, puis d'un va et vient DCC lors de la digitalisation du parc moteur : qui peut le plus peut le moins !